| Concernant la cible «Augmentation des élèves capables de résoudre leurs conflits sans aide», nous trouvons qu’il demeure difficile pour certains élèves de régler leurs conflits par eux-mêmes. Souvent, les élèves en viennent à des insultes et par conséquent, utilisent la violence verbale pour se défendre. D’un autre côté, il ne nous est pas possible d’évaluer le nombre d’élèves capables de le faire d’une façon appropriée parce qu’il n’y a pas un adulte qui en est informé sur le moment et compte tenu que les situations se règlent sans faire de vague, à notre insu.
Serait-ce une solution de remettre un coupon-félicitations aux élèves qui viendraient le déclarer à sa titulaire? Par le fait même, reconnaître ces ‘’bonnes actions’ permettrait-il de générer un intérêt chez les autres à régler leurs conflits adéquatement? Cette piste nous permettrait d’être plus en mesure de quantifier les conflits bien réglés. Pour la prochaine année scolaire, cette cible a été retirée puisqu’elle est difficile à quantifier, mais l’idée de valoriser à partir de coupons-félicitations pourraient être explorée.
Quant à la cible «Diminution du score-école obtenu par la somme des scores-classes calculés par le total des cotes de chacun des titulaires », nous devions prendre 4 prises de données, mais considérant le contexte de cette année scolaire, il n’y a eu seulement que 2 prises de données : en octobre et en avril.
Pour qualifier le niveau de la violence physique et celui de la violence verbale, chaque titulaire devait attribuer une cote entre 0 et 3 pour chacun de ses élèves :
O pour «jamais», 1 pour «rarement» (situation isolée), 2 pour «régulièrement» (souvent répétitif dans un même contexte), puis 3 pour «trop souvent» (intervention tous les jours, peu importe où il se trouve à l’école).
Le total des points d’un groupe permet d’obtenir le score-classe. Ensuite le total de ces scores-classes permet d’obtenir le score-école. En octobre, le score-école était de 108, puis en avril, le score-école a augmenté à 146, ce qui signifie que notre cible n’a pas été atteinte. Maintenant, il est difficile de s’expliquer cette hausse de façon globale. Et sans voir l’évolution avec les 2 autres prises de données, ça laisse place à beaucoup d’interprétation. De façon plus pointue, dans les résultats obtenus, la hausse se situe principalement au niveau de la violence verbale.
Quand on observe les données nous permettant de savoir le nombre d’élèves à qui on avait attribué la cote 0 (soit «jamais» de la violence observée), on peut quantifier le nombre d’élèves de l’école qui, selon ce qu’on pourrait croire, n’émettent aucun comportement de violence verbale ou de violence physique. Sur le plan de la violence verbale, ce nombre est passé de 179, en octobre, à 166 en avril, autrement dit, moins d’élèves. Ainsi, on constate malheureusement une augmentation du nombre d’élèves identifiés comme ayant opté pour de la violence verbale. Sur le plan de la violence physique, le nombre d’élèves est passé de 195, en octobre, à 179 en avril, une baisse également. Donc, on constate une augmentation du nombre d’élèves identifiés comme ayant opté pour de la violence physique.
Dans les deux types de violence, cela ne veut pas dire que cette augmentation du nombre d’élèves est dramatique, il peut s’agir d’élèves qui ont eu un seul événement causant le changement de catégorie de 0 à 1. Parfois les élèves s’en permettent un peu plus en cours d’année qu’en début d’année.
Un questionnaire de 49 questions, conçu par le comité du Plan de lutte, destiné aux élèves, rempli en collaboration avec les parents, a permis d’avoir un portrait de la situation du sentiment de sécurité et du bien-être des élèves de notre école. Nous avons obtenu 149 répondants sur 236 élèves. Et le questionnaire permettait aux élèves et aux parents de laisser des commentaires en complément aux différentes sections. L’analyse des résultats fait ressortir également une problématique importante de l’utilisation de la violence verbale chez nos élèves, et celle-ci se fait à l’insu des adultes, et cela est préoccupant! Certains répondants ont l’impression que les adultes n’interviennent pas assez sur ce type de violence. Cela a suscité des réflexions que nous allons partager avec l’ensemble du personnel. D’ailleurs, le rapport de la compilation des résultats ressortis du questionnaire donne d’autres informations pertinentes.
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Par conséquent, le comité du Plan de lutte suggère de réactiver la valeur du respect dans toute l’école et d’en faire de la prévention pour diminuer particulièrement la violence verbale.
Pour ce faire, nous avons formulé trois priorités pour la prochaine scolaire :
1) Amélioration du respect chez les élèves entre eux
2) Amélioration de l’attitude des élèves face à l’intervention d’un adulte
3) Diminution de la violence verbale sous toutes ses formes
Finalement, nous avons révisé le plan de lutte pour 2024-2025 en tenant compte des analyses des données obtenues. Les réflexions en équipe devront prévoir des actions concrètes pour favoriser l’atteinte de nos objectifs. |