Plan de lutte 2019-2020

101 - École Fernand-Seguin, pavillon Hubert-Reeves

PLAN DE LUTTE POUR PRÉVENIR ET COMBATTRE L'INTIMIDATION
LA VIOLENCE À L'ÉCOLE

Conforme aux directives du MELS en vigueur dès 2014-2015






IDENTIFICATION DE L'ÉCOLE















ANALYSE DE LA SITUATION (ACTES D'INTIMIDATION ET DE VIOLENCE)


Outil utilisé pour effectuer l'analyse de situation de l'école Date de la passation
Analyse synthèse des résultats du QES auprès des élèves de 4e, 5e et 6e années 2018-04-30

Forces du milieu
Cette école se distingue par une équipe ayant une bonne connaissance de leur milieu. La qualité du climat relationnel entre les membres du personnel fait en sorte que cette équipe se respecte et que les relations semblent plutôt chaleureuses. Le climat relationnel entre les adultes et les élèves est aussi perçu positivement par les répondants ce qui favorise certainement les apprentissages et le développement psychosocial des élèves. Les relations entre les élèves, malgré certains problèmes à survenir entre eux, sont également perçues positivement.

Vulnérabilité ou problématiques Cible
Insulte verbale, exclusion sociale, menace et agression physique entre élèves sont les manifestations de violence qui ressortent à des degrés divers. Augmenter l'inclusion scolaire et sociale chez les élèves et dans les activités éducatives de l'école.

Moyens d'évaluation de la cible Quand et Qui?
comptabiliser le nombre d'enfants qui se sont faits exclure d'une activité, en début d'année et en fin d'année Cueillette de données 1: Septembre 2019: psychoéducation et TES; Cueillette de données 2: Mai 2020: psychoéducation et TES

Comportements attendus Moyens retenus: Prévention universelle Moyens retenus: Interventions ciblées
Que l’élève agisse de manière à inclure les pairs dans les activités collectives; Que l’élève utilise des propos adéquats et agisse de manière adéquate partout à l’école. Rencontrer les élèves en début d’année pour les inscrire dans une démarche d'inclusion; nommer des gestes d'inclusion; Rappeler en début d’année auprès des intervenants la technique de l’intervention sur-le-champ par la technique d’ARASS; Intervenir de manière proactive; Prévoir des activités inclusives; Prévoir des échanges de problématique lors de rencontres de concertation du personnel du service de garde; Surveillance renforcée sur la cour. Déployer le programme Vers le pacifique au préscolaire et en 1re année et et Allégories du petit loup en 1re année et classe langage; Ateliers ciblés selon problématique; Planifier une intervention préventive concernant la cyberintimidation au 3e cycle, par le SPVM;

Mesures de collaboration avec les parents (Conformément aux directives ministérielles et favorisant la stratégie pro-parents de la CSDM)
.Inviter le parent à communiquer avec l’école lorsqu’il juge qu’un geste d’intimidation ou de violence est commis envers un élève. .Inviter les parents à consulter le lien internet du SPVM sur l’intimidation : https://www.youtube.com/watch?v=tTH6vXoNZ_U .Communiquer avec le parent pour signaler l’événement et l’informer des mesures prévues. .Inscrire au PI, s’il y a lieu, tout objectif pour que l’élève travaille à éliminer son comportement inadéquat. .Discuter du code de vie, en lien avec l’intimidation, entre le parent et l’enfant.


LE SIGNALEMENT D'UNE SITUATION

Voici les modalités pour effectuer un signalement concernant un acte d'intimidation ou de violence

Pour les élèves Pour les parents
• Informer un adulte de l’école • En parler en conseil de classe, s’il y a lieu • En parler à ses parents • Écrire sa version des faits et la transmettre par le courriel à cet effet • Informer l’enseignant, l’éducatrice, la responsable du service de garde ou la direction • Informer la psychoéducatrice, si nécessaire • Écrire sa version des faits et la transmettre par le courriel fseguin.eleves@csdm.qc.ca

Pour les membres du personnel et les partenaires
• Vérifier les faits auprès des élèves-victimes et des élèves-agresseurs • Informer la direction ou la responsable du service de garde • Informer le parent : par téléphone, agenda, courriel, selon la gravité • Informer la psychoéducatrice, l’enseignant concerné et l’éducatrice, s’il y a lieu

L'école assure la confidentialité de tous les signalements reçus concernant un acte d'intimidation ou de violence. Voici les mesures mises en place dans l'école :

Les élèves victimes ou témoins, de même que leur famille, hésitent parfois à dénoncer par crainte des représailles. C'est pourquoi l'école assure la confidentialité de tous les signalements reçus. Voici les mesures en place dans notre école :

* Les noms de ceux qui sont venus dénoncer les actes ne seront pas divulgués aux élèves impliqués ou aux familles.

* L'échange d'information reste nécessaire pour agir efficacement et assurer la sécurité des élèves dans les différents lieux de l'école. Deux balises permettent de cerner l'absolue nécessité d'échanger une information concernant un élève :

  1. Lorsque cette information vise le développement ou la sécurité de l'élève.
  2. Lorsque l'ignorance de cette information par l'un ou l'autre des intervenants peut causer préjudice à l'élève.

* Toutes les démarches entreprises seront faites avec discrétion et les situations ne seront jamais discutées devant des personnes qui ne sont pas concernées par la situation signalée.

La direction de l'école qui est saisie d'un signalement concernant un acte d'intimidation ou de violence doit, après avoir considéré l'intérêt des élèves directement impliqués, communiquer promptement avec leurs parents afin de les informer des mesures prévues dans ce présent plan de lutte contre l'intimidation et la violence.

Toutes les manifestations de violence et d'intimidation seront prises au sérieux.



LE PROTOCOLE D'INTERVENTION POUR LES GESTES D'INTIMIDATION ET DE VIOLENCE


Les actions qui doivent être prises lorsqu'un acte d'intimidation est constaté lorsqu'un acte d'intimidation ou de violence est constaté
• Aviser la direction • Rencontrer rapidement et séparément les élèves concernés : victime, témoin, auteur par la personne désignée par la direction • Intervenir dans l’esprit de la méthode d’intérêt commun (MIC) • Identifier les faits et chercher à comprendre les hiérarchies et les façons de faire, s’il y a lieu • Informer le parent et l’impliquer dans la démarche de solution ou de réparation • Effectuer un suivi dans le temps Actions qui doivent être prises quand un acte de violence sexuelle est constaté (1er intervenant : Surveillant, enseignant, éducateur): - Arrêter la situation, nommer qu’il s’agit d’une violence sexuelle - Rappeler le comportement attendu : Miser sur le respect, la réciprocité et l’intimité - Vérifier si l’élève victime se sent en sécurité - Si l’élève ne se sent pas en sécurité, mettre en place des mesures de sécurités temporaire pour assurer la sécurité immédiate de personnes impliquées (exemple : ajustement des modalités de surveillance, durant les battements, les élèves ne se croisent pas, départ hâtif, retreindre l’accès à certaines zones de la cour pour l’un des élèves, formation par les adultes des groupes lors des travaux d’équipe, aménagement d’horaires particuliers) - Porter une attention particulière à l’impact de geste ou parole sur la victime (particulièrement si le geste est intrusif) - Selon l’impact, référé immédiatement au 2e intervenant (Direction, TES, Responsable du service de garde, professionnel ou autre personne 1 désignée) Actions qui doivent être prises quand un acte de violence sexuelle est (2eme intervenant : Directeur, Responsable du service de garde, TES, professionnel ou autre personne désignée): - Utiliser les grilles d’entrevues prévues pour le 2e intervenant - Évaluer les circonstances : accidentelle ou délibérée et âge des élèves, différence d’âge entre les élèves impliqués, élèves à besoin particulier, présence de menace ou de contrainte, fréquence et récurrence - Évaluer la fonction de l’acte, motivé par quel besoin (plaisir, peur, colère, recherche d’attention, pouvoir de vengeance, pression des pairs) - Évaluer les risques de récidive (évaluer la compréhension de l’élève auteur et l’impact pour elle et la victime.) Évaluer si l’auteur et les témoins utilisent des justifications (en tenir compte dans les mesures de soutien et de sanction) - Évaluer la légalité de l’acte (Si l’élève ou l’école porte plainte, cessez immédiatement l’investigation pour ne pas nuire à l’enquête policière) - Informer les parents et les impliquer dans les mesures de soutien - Établir des modalités avec l’élève victime

Mesures de soutien de l'élève victime Suivis réalisés pour s'assurer que la situation est réglée
• Rencontre avec l’enseignant, l’éducatrice, la responsable du service de garde, la psychoéducatrice, la direction ou la personne désignée • Intervenir dans l’esprit de la méthode d’intérêt commun • Demander au parent de tenir le personnel informé • Assurer un suivi auprès de la victime • Suivi psychoéducatif, au besoin • Faire circuler l’information auprès des personnes concernées Violence sexuelle : - Vérifier comment se sent la victime;l dans le cas où il ne se sent pas Victime, éviter de victimiser l’élève, demander lui de faire part de ses souhaits pour la suite des choses. - Référer aux ressources spécialisées - Fondation Marie-Vincent • S’informer auprès de la victime • Partager l’information entre les intervenants concernés • Parler au parent Violence sexuelle : - Vérifier si la situation a cessé - Entrevue avec la victime pour évaluer comment elle se sent - Faire un retour sur les mesures de soutien mise en place en fonction des objectifs travaillés avec l’élève (Développer les habiletés à entrer en communication, l’affirmation de soi, la résolution de conflit, l’autocontrôle des émotions, l’empathie, la capacité à distinguer une taquinerie amusante et une blessante, l’engagement scolaire…) - Aviser les intervenants de l’école pour le maintien ou le retrait des mesures de soutien mises en place

Mesures de soutien de l'élève témoin Suivis réalisés pour s'assurer que les témoins restent vigilants et se responsabilisent lors d'une situation
• Rencontrer le témoin séparément par la personne désignée • Rencontrer le témoin avec l’enseignant, l’éducatrice, la responsable du service de garde, la psychoéducatrice ou la direction • Sensibiliser les élèves témoin à l’importance de leur rôle, en individuel • Intervenir auprès du groupe témoin, s’il y a lieu, dans l’esprit de la méthode d’intérêt commun (MIC) • Suivi psychoéducatif, au besoin Violence sexuelle - Reconnaitre l’incident et rassurer l’élève - Renforcer le comportement de dénonciation - Sensibiliser au pouvoir d’action des témoins - Définir des stratégies pour éviter ou réagir aux situations (au besoin modéliser l’élève avec des mises en situation, scénario, enseignement des comportements attendus) - Évaluer la pertinence de réaliser une intervention spécifique auprès des élèves (groupe/niveau/école) - Ajuster la surveillance - Dans le cas d’une banalisation es geste, effectuer une intensification de certains apprentissages en éducation à la sexualité (exemple : Notion du consentement, mythe concernant la séduction…) • S’informer auprès des témoins, s’il y a lieu • Valoriser les bons comportements • Rappeler l’importance de surveillance active sur la cour Violence sexuelle - Vérifier s’il a encore été témoin d’actes de violence sexuelle - Entrevue avec l'élève pour évaluer comment il se sent - Faire un retour sur les mesures de soutien mise en place en fonction des objectifs travaillés avec l’élève (développer l’empathie, résolution de conflits, autocontrôle des émotions, compréhension morale, leadership positif, valorisation des différence …) - Aviser les intervenants de l’école pour le maintien ou le retrait des mesures de soutien mise en place

Mesures de soutien de l'élève auteur pour favoriser un changement de comportement
• Rencontrer l’auteur par la personne désignée • Intervenir dans l’esprit de la méthode d’intérêt commun • Intervention menant à nommer et décrire le comportement et amorcer la réflexion sur l’utilisation de l’intimidation et de la violence • Intervention favorisant l’acquisition de nouveaux comportements • Inscrire au PIA, s’il y a lieu, tout objectif pour que l’élève travaille à éliminer son comportement inadéquat. • Suivi psychoéducatif, au besoin Violence sexuelle - Reconnaitre l’incident : Amorcer la réflexion sur l’utilisation des gestes - Définir des stratégies pour mettre fin à la situation (gestion de la colère, développement des habiletés sociales) - Impliquer les parents pour la mise en œuvre de stratégie - Déterminer avec l’élève des engagements à prendre - Enseigner les comportement attendus (trouver une réponse acceptable à ses besoins, éventuellement faire un PI) - Renforcer les progrès de l’élève - Si besoin, référer aux ressources spécialisées - Fondation Marie Vincent

Sanctions disciplinaires Suivis réalisés pour s'assurer que la situation est réglée
• Tenir compte dans un premier temps de l’esprit de la méthode d’intérêt commun • Rédiger une réflexion : impact des gestes et moyens proposés pour éliminer le comportement inadéquat • Exiger de faire des excuses et de poser un geste réparateur • Interdire tout contact avec la victime, s’il y a lieu • Suspendre l’élève à l’interne ou à l’externe • Démarche avec l’agent socio-communautaire, s’il y a lieu • Partager l’information entre les intervenants concernés • Parler au parent • Fixer un rendez-vous de suivi Violence sexuelle - Entrevue avec l’élève, vérifier si l’élève a tenu son engagement - Faire un retour sur les mesures de soutien mises en place en fonction des objectifs travaillés avec l’élève (développer l’empathie, résolution de conflits, autocontrôle des émotions, compréhension morale, leadership positif, valorisation des différences …) - Aviser les intervenants de l’école pour le maintien ou le retrait des mesures de soutien mise en place - Sanction disciplinaire