Plan de lutte 2018-2019

163 - École Marc-Favreau

PLAN DE LUTTE POUR PRÉVENIR ET COMBATTRE L'INTIMIDATION
LA VIOLENCE À L'ÉCOLE

Conforme aux directives du MELS en vigueur dès 2014-2015






IDENTIFICATION DE L'ÉCOLE






















ANALYSE DE LA SITUATION (ACTES D'INTIMIDATION ET DE VIOLENCE)


Outil utilisé pour effectuer l'analyse de situation de l'école Date de la passation
Sondage juin 2018 auprès du personnel 2018-06-01

Forces du milieu
-Parents très impliqués et coopérants -Élèves motivés -Équipe dynamique et mobilisée (comité permanent) -Bonne communication SDG-équipe profs.-services complémentaires (le fait que les élèves dînent en classe) -Règle du mois où il y a rappel du respect des bons comportements

Vulnérabilité ou problématiques Cible
-Commencer plus tôt la prévention (semaine thématique, promotion du formulaire de dénonciation) -Roulement du personnel au SDG -Rencontrer le comité 1X par mois -Chronique hebdomadaire via l' Ardoise -Chronique mensuelle dans le Chemin des écoliers (aider les parents à encourager les enfants pour les bons comportements) -Rencontre 1X par mois psychoéducatrice et SDG -ARASS

Moyens d'évaluation de la cible Quand et Qui?
-Prévoir les comportements à observer -Faire la cueillette des observations en fin d'année (selon grille d'observation) La direction fait la compilation des événements et évalue, avec le comité, le plan de lutte à l'intimidation (reddition) -La direction compilera les données -Le comité de prévention évaluera les données et s'assurera que les cibles et les moyens sont appropriés

Comportements attendus Moyens retenus: Prévention universelle Moyens retenus: Interventions ciblées
-Intervenir promptement dès qu'on est témoin d'une situation -Parler au JE (sensibiliser les élèves à la façon de communiquer) -Faire un message clair -Appliquer la résolution de conflits -L'élève doit aller demander de l'aide à un adulte si la situation l'exige. -Semaine de la prévention et de lutte à l'intimidation -Vidéos à présenter en classe Ouimzie (explications sur les comportements) -Faire connaître les comportements attendus et améliorer les interactions sociales (surtout chez les plus jeunes). -Améliorer les compétences sociales et communicationnelles chez les élèves (tournée de classe de la TES et la psychoéducatrice) -Médiateurs/animateurs en lien avec le comité de prévention à l'intimidation. -Valoriser les bons comportements (les membres du personnel et la règle du mois) -Cibler les élèves avec de plus grandes difficultés et les animer lors des récréations. -Surveillance active et interventions rapides auprès des élèves en difficulté. Ateliers d'habiletés sociales auprès des élèves en difficulté.

Mesures de collaboration avec les parents (Conformément aux directives ministérielles et favorisant la stratégie pro-parents de la CSDM)
-Informer les parents sur les actions de l'école et la priorité de l'école et publiciser les bons coups des élèves en lien avec la prévention (via le Chemin des écoliers (ex. rappeler les 3 définitions: conflit, violence, intimidation)). -Organiser une rencontre pour explorer comment les parents peuvent réinvestir la gestion des émotions (psychoéducatrice, conférencier?). -Informer rapidement le parent lorsqu'une situation se produit (24 heures max. pour communiquer avec les parents).


LE SIGNALEMENT D'UNE SITUATION

Voici les modalités pour effectuer un signalement concernant un acte d'intimidation ou de violence

Pour les élèves Pour les parents
-Fiche de dénonciation et boîte qui permet de signaler anonymement -Tournée des classes de la TES et de la psychoéducatrice. -Affiche qui rappelle la procédure de signalement près du SDG. -Appel à l'école -Agenda de l'élève/courriel -Grande accessibilité des enseignants et de la direction -Accès au formulaire de dénonciation.

Pour les membres du personnel et les partenaires
-Communiquer avec la direction -Présence sur le plancher de la TES et de la psychoéducatrice. -Suivi rapide (en moins de 24 h) par un membre du comité d'une plainte/dénonciation.

L'école assure la confidentialité de tous les signalements reçus concernant un acte d'intimidation ou de violence. Voici les mesures mises en place dans l'école :

Les élèves victimes ou témoins, de même que leur famille, hésitent parfois à dénoncer par crainte des représailles. C'est pourquoi l'école assure la confidentialité de tous les signalements reçus. Voici les mesures en place dans notre école :

* Les noms de ceux qui sont venus dénoncer les actes ne seront pas divulgués aux élèves impliqués ou aux familles.

* L'échange d'information reste nécessaire pour agir efficacement et assurer la sécurité des élèves dans les différents lieux de l'école. Deux balises permettent de cerner l'absolue nécessité d'échanger une information concernant un élève :

  1. Lorsque cette information vise le développement ou la sécurité de l'élève.
  2. Lorsque l'ignorance de cette information par l'un ou l'autre des intervenants peut causer préjudice à l'élève.

* Toutes les démarches entreprises seront faites avec discrétion et les situations ne seront jamais discutées devant des personnes qui ne sont pas concernées par la situation signalée.

La direction de l'école qui est saisie d'un signalement concernant un acte d'intimidation ou de violence doit, après avoir considéré l'intérêt des élèves directement impliqués, communiquer promptement avec leurs parents afin de les informer des mesures prévues dans ce présent plan de lutte contre l'intimidation et la violence.

Toutes les manifestations de violence et d'intimidation seront prises au sérieux.



LE PROTOCOLE D'INTERVENTION POUR LES GESTES D'INTIMIDATION ET DE VIOLENCE


Les actions qui doivent être prises lorsqu'un acte d'intimidation est constaté lorsqu'un acte d'intimidation ou de violence est constaté
A. Réception de la demande et identification des deux intervenants du comité d’intervention qui prennent en charge la situation signalée B. Dans un délai maximal de 24 h, évaluation de la demande et début de l’enquête qui nécessite de compléter le document intitulé Rapport d’enquête réalisée suite à un signalement d’intimidation ou de violence -Rencontre immédiate avec les personnes concernées par la situation : (la) (les) victime (s), le (s) témoin (s) et le(s) agresseur(s) présumé (s) dans l’intérêt de l’élève victime, les parents sont informés de la situation et impliqués dans la recherche de solutions -Donner une rétroaction à la personne qui a porté plainte C. Jugement porté sur la nature de la situation signalée : conflit, violence, violence sexuelle ou intimidation -C’est l’enquête sur les faits avérés qui sert de base à l’analyse de la situation. L’enquête et l’analyse de la situation sont réalisées par la direction adjointe en collaboration avec la TES, la psychoéducatrice, l’éducateur au service de garde et tout autre membre du personnel concerné par la situation. Les situations sont jugées selon la nature, la fréquence, la gravité de l’acte et la détresse de la victime. Des éléments tels que le caractère répétitif sur une même victime ou un récidivisme sur des victimes différentes seront considérés dans l’application des sanctions disciplinaires. À noter : un conflit entre deux enfants de pouvoir égalitaire n’est pas de l’intimidation. En contrepartie, toute situation répétée impliquant un rapport de force est de l’intimidation l’intention que l’intention ait été de blesser ou non). Définitions : -Conflit : discussion animée, entre deux personnes qui ne partagent pas le même point de vue et qui peut se régler par la médiation. Intimidation et violence : Extraits de la Loi sur l’Instruction publique (1988, c. 84, a. 13; 2012, c. 19, a. 2.). -Intimidation: tout comportement, parole, acte ou geste délibéré ou non à caractère répétitif, exprimé directement ou indirectement, y compris dans le cyberespace, dans un contexte caractérisé par l'inégalité des rapports de force entre les personnes concernées, ayant pour effet d'engendrer des sentiments de détresse et de léser, blesser, opprimer ou ostraciser; -Violence: toute manifestation de force, de forme verbale, écrite, physique, psychologique ou sexuelle, exercée intentionnellement contre une personne, ayant pour effet d'engendrer des sentiments de détresse, de la léser, de la blesser ou de l'opprimer en s'attaquant à son intégrité ou à son bien-être psychologique ou physique, à ses droits ou à ses biens. D. Choix de l’intervention adéquate selon l’évaluation de la situation (idéalement en équipe) E. Application des sanctions disciplinaires F. Communication (suivi) avec les parents concernés (victime, témoin, auteur). -Les mesures de suspension sont préalablement approuvées par la direction de l’école.

Mesures de soutien de l'élève victime Suivis réalisés pour s'assurer que la situation est réglée
Victime (reconnaître l’incident, recueillir l’information, établir un plan de sécurité, assurer un suivi): -la rassurer, lui refléter le courage qu’elle a eu en décidant de dénoncer la situation, insister sur le fait qu’elle n’est pas responsable et que pour nous, l'intimidation n’est absolument pas tolérée dans notre école; -proposer un plan de raccompagnement lorsqu’elle aura à se retrouver face à ses pairs; -l’aider à identifier les situations potentiellement à risque et progressivement l’amener à plus long terme à prendre sa place; -l’aider à identifier les pairs avec lesquels elle se sent en sécurité (sur la cour, sur le trajet de l’école). La personne et des membres du comité de prévention qui ont géré la plainte s’assurent de l’impact de l’intervention auprès de la victime. Suivi après 1 semaine et après un mois. -S’assurer que les actes d’intimidation ou de violence ont pris fin -S’assurer que les mesures de soutien ont été appliquées -S’assurer de la sécurité de la victime.

Mesures de soutien de l'élève témoin Suivis réalisés pour s'assurer que les témoins restent vigilants et se responsabilisent lors d'une situation
Témoins (recueillir l’information, donner un pouvoir d’agir – comment ta présence a pu influencer le comportement de l’élève qui a intimidé?): -assurer sa protection en intervenant rapidement; -valoriser le courage des témoins qui dénoncent; -faire la distinction entre dénonciation et stoolage ou snitchage…(le stool ou le snitch dénonce une situation en vue d’en obtenir un avantage personnel ou pour mieux paraître, alors que la dénonciation est un geste social visant à dénoncer une injustice); -Intervenir auprès d’un groupe d’élèves, au besoin. -S’assurer que les témoins continuent d’être vigilants en renforçant le comportement : «Tu as bien fait de venir me voir». -Suivi après 1 semaine et après un mois.

Mesures de soutien de l'élève auteur pour favoriser un changement de comportement
Auteur (décrire le comportement et amorcer la réflexion sur l’utilisation de la violence, faire réfléchir sur les répercussions possibles, faire réfléchir sur ce qu’on attend de l’élève): -tenir compte de la fréquence, de la gravité du geste et de l’impact possible sur la victime; -prendre position en nommant les choses, dénoncer le rapport de force, défaire les justifications; -appliquer une conséquence immédiate et amener l’auteur sur le chemin de la remédiation ou de la réparation; -S’assurer de comprendre l’origine des gestes posés par l’élève afin de procéder à une intervention qui tient compte de ses besoins. En cas de violence sexuelle: -Rester calme (éviter les réactions excessives); -Éviter de culpabiliser, de moraliser ou de stigmatiser; -Limiter l’intervention à l’élève ou aux élèves concernés (éviter de publiciser le geste, préserver la confidentialité) -Distinguer le geste ou le comportement de la personne qui l’a posé; -Se centrer sur la problématique identifiée : ne pas ignorer le comportement, chercher à le comprendre (se questionner : comportement récurrent? Geste accidentel ou intentionnel?)

Sanctions disciplinaires Suivis réalisés pour s'assurer que la situation est réglée
L’intimidation et la violence sont des manquements majeurs. La gravité des actes se mesure par leur intensité, leur fréquence, leur constance, leur persistance et leur effet sur les élèves qui en sont victimes. Les conséquences seront déterminées suite à l’enquête. Voici des exemples de sanctions disciplinaires : -Intervention et avertissement verbal : rappel de la règle -Avertissement écrit dans l’agenda scolaire (rappel de la règle) -Excuses, réflexion verbale ou écrite -Réparation -Rencontre enseignant/élève dans le but de corriger la situation (au besoin, la direction) -Rencontre enseignant/élève et communication avec les parents (par écrit ou en personne selon le cas). Nommer le manquement aux règles de vie et décrire la situation observée et des mesures éducatives appliquées. -Consignation d’événement dans l’agenda pour un manquement majeur (actes de violence) : conséquence et signature des parents. -Rencontre élève et direction. -Rencontre élève, enseignant, intervenants, direction et parents. -Établissement d’un contrat de comportement -Réparation ou remplacement du matériel, travaux communautaires. -Retrait temporaire d’une activité (classe ou école) Intervention de l’agent sociocommunautaire. -Composantes du plan de lutte contre l’intimidation et la violence à l’école. -Selon la gravité du geste posé, l’élève peut être suspendu à l’interne. -Selon la gravité du geste posé, l’élève peut être suspendu à l’externe et le retour se fera accompagné d’un parent (LIP, article 96.27). -Selon la gravité du geste posé, l’élève peut faire l’objet d’un signalement ou d’une plainte aux services qui ont le pouvoir d’arrêter l’agir du jeune. Une telle intervention doit se faire dans un esprit de protection des autres élèves, du personnel de l’école, mais aussi du jeune agresseur lui-même. Une rencontre pourra avoir lieu avec l’élève auteur du geste, ses parents, un intervenant de l’école (ex : membre du personnel des services complémentaires), la direction et un policier autre intervenant social selon le cas. -Selon la gravité du geste posé, la commission scolaire peut, à la demande de la direction d’école, inscrire un élève dans une autre école (LIP article 242). -S’assurer que l’élève agresseur ne récidivera pas et s’engagera dans la construction de relations sociales positives. -S’assurer que les parents de chacun des enfants impliqués aient été informés de la situation et les rassurer et leur disant que des adultes de l’école ont pris en charge le suivi nécessaire.