Plan de lutte 2024-2025

217 - École de la Lancée (secondaire)

PLAN DE LUTTE POUR PRÉVENIR ET COMBATTRE L'INTIMIDATION
LA VIOLENCE À L'ÉCOLE

Conforme aux directives du MELS en vigueur dès 2014-2015






IDENTIFICATION DE L'ÉCOLE















ANALYSE DE LA SITUATION (ACTES D'INTIMIDATION ET DE VIOLENCE)


Intimidation

Tout comportement, parole, acte ou geste délibéré ou non à caractère répétitif, exprimé directement ou indirectement, y compris dans le cyberespace, dans un contexte caractérisé par l'inégalité des rapports de force entre les personnes concernées, ayant pour effet d'engendrer des sentiments de détresse et de léser, blesser, opprimer ou ostraciser.

Définition inscrite dans la Loi sur l'instruction publique et sert de référence pour toutes les écoles du Québec

Violence

Toute manifestation de force, de forme verbale, écrite, physique, psychologique ou sexuelle, exercée intentionnellement contre une personne, ayant pour effet d'engendrer des sentiments de détresse, de la léser, de la blesser ou de l'opprimer en s'attaquant à son intégrité ou à son bien-être psychologique ou physique, à ses droits ou à ses biens.

Définition inscrite dans la Loi sur l'instruction publique et sert de référence pour toutes les écoles du Québec.

Conflit

Le conflit est un désaccord ou une mésentente entre deux ou plusieurs personnes qui ne partagent pas le même point de vue ou parce que leurs intérêts diffèrent. Le conflit oppose généralement des personnes qui possèdent le même niveau de force et de pouvoir. Les conflits sont nécessaires pour apprendre et ils font partie de la vie. Ils peuvent se régler par la négociation ou par la médiation. Le conflit n'est pas de l'intimidation.

Actes de violence à caractère sexuel

Toute forme de violence commise par le biais de pratiques sexuelles ou en ciblant la sexualité, dont l'agression sexuelle. Cette notion s'entend également de toute autre inconduite qui se manifeste notamment par des gestes, paroles, comportements ou attitudes à connotation sexuelle non désirés, incluant celle relative aux diversités sexuelles ou de genre, exprimés directement ou indirectement, y compris par un moyen technologique.

Référence à la définition de la violence à caractère sexuelle inscrite à la Loi visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel dans les établissements d'enseignement supérieur.


Outil utilisé pour effectuer l'analyse de situation de l'école Date de la passation
QES 2023-07-01

Forces du milieu
Équipe école expérimentée et engagée. Bonne connaissance de la clientèle. Capacité du milieu à se remettre en question et à proposer des solutions à l'interne. Travail en équipe multidisciplinaire pratiqué à l'école.

Vulnérabilité ou problématiques Cible
Tiraillage en élèves. Batailles entre élèves. Intimidation entre élèves. Non respect du code de vie. Sentiment d'insécurité des plus jeunes face aux élèves plus vieux de l'école. Diminuer les retraits scolaires pour les agressions physiques, les agressions verbales et/ou l'intimidation.

Moyens d'évaluation de la cible Quand et Qui?
Refaire un code de vie signifiant tant pour les élèves, les intervenants internes et les intervenants collaborateurs du CJM-IU. Sensibiliser et former le personnel sur le volet : éducation du code de vie. Dîners causeris organisés par les deux psychoéducatrices de l'école avec les élèves durant l'heure du dîner. Rencontre collective des élèves de l'école pour souligner les bons comportements dans le projet A.G.I.S. Les membres du personnel de l'école et la direction. Le midi, après l'école et pendant les journées pédagogiques.

Comportements attendus Moyens retenus: Prévention universelle Moyens retenus: Interventions ciblées
Adhésion des intervenants de l'équipe école aux valeurs du nouveau code de vie. Cohérence des interventions auprès des élèves. Suivi des élèves au comité d'encadrement. Formation, rencontre et sensibilisation. Rencontre d'encadrement

Mesures de collaboration avec les parents (Conformément aux directives ministérielles et favorisant la stratégie pro-parents de la CSDM)
L'école de la Lancée est située sur un site du CJM-IU, le Mont St-Antoine. Notre collaborateur direct est le CJM-IU pour la majorité des élèves car ils demeurent sur le site. Nous travaillons aussi en collaboration avec les parents de nos élèves externes quotidiennement ainsi qu'avec les intervenants externes : éducateurs spécialisés, T.S., policiers.


LE SIGNALEMENT D'UNE SITUATION

Voici les modalités pour effectuer un signalement concernant un acte d'intimidation ou de violence

Pour les élèves Pour les parents
L'élève peut signaler la situation à un enseignant, un éducateur, un professionnel de la consultation ( C.O., psychoéducatrices, psychologue) ainsi qu'à un membre de la direction. Le parent peut appeler à l'école et parler de sa volonté de signaler un acte d'intimidation ou de violence vécu par son fils.

Pour les membres du personnel et les partenaires
Les partenaires peuvent signaler la situation à un enseignant, un éducateur, un professionnel de la consultation ( C.O., psychoéducatrices, psychologue) ainsi qu'à un membre de la direction. Les membres du personnel peuvent signaler un acte d'intimidation ou de violence à un membre de la direction ou au chef des services scolaires qui travaille à l'école.

Modalités prévues pour FORMULER une PLAINTE:

En cas d'insatisfaction au regard du suivi d'une situation d'intimidation, de violence, ou d'un acte de violence à caractère sexuel, il est possible de formuler une PLAINTE selon la procédure disponible sur le site du CSSDM, à l'adresse suivante: https://www.cssdm.gouv.qc.ca/plaintes.

L'école assure la confidentialité de tous les signalements reçus concernant un acte d'intimidation ou de violence. Voici les mesures mises en place dans l'école :

Les élèves victimes ou témoins, de même que leur famille, hésitent parfois à dénoncer par crainte des représailles. C'est pourquoi l'école assure la confidentialité de tous les signalements reçus. Voici les mesures en place dans notre école :

* Les noms de ceux qui sont venus dénoncer les actes ne seront pas divulgués aux élèves impliqués ou aux familles.

* L'échange d'information reste nécessaire pour agir efficacement et assurer la sécurité des élèves dans les différents lieux de l'école. Deux balises permettent de cerner l'absolue nécessité d'échanger une information concernant un élève :

  1. Lorsque cette information compromet le développement ou la sécurité de l'élève.
  2. Lorsque l'ignorance de cette information par l'un ou l'autre des intervenants peut causer préjudice à l'élève.

* Toutes les démarches entreprises seront faites avec discrétion et les situations ne seront jamais discutées devant des personnes qui ne sont pas concernées par la situation signalée.

La direction de l'école qui est saisie d'un signalement concernant un acte d'intimidation ou de violence doit, après avoir considéré l'intérêt des élèves directement impliqués, communiquer promptement avec leurs parents afin de les informer des mesures prévues dans ce présent plan de lutte contre l'intimidation et la violence.

Toutes les manifestations de violence et d'intimidation seront prises au sérieux.



LE PROTOCOLE D'INTERVENTION POUR LES GESTES D'INTIMIDATION ET DE VIOLENCE


Les actions qui doivent être prises lorsqu'un acte d'intimidation ou de violence est constaté

Rôle du 1er intervenant :
Personne qui est témoin de la situation ou à qui la situation est rapportée en premier lieu. (Exemple : enseignants, personnel du service de garde, surveillants d'élèves, etc.)

Gestion immédiate de la situation

  1. Arrêter le comportement inapproprié sur-le-champ
  2. Rappeler le comportement attendu et la règle du code de vie
  3. Aider les élèves impliqués tout en évaluant rapidement la situation
  4. Sécuriser les élèves en écoutant leurs besoins
  5. Informer qu'un suivi sera réalisé par le 2e intervenant
  6. Transmettre les informations au 2e intervenant
  7. Suivre la situation de façon bienveillante, avec les élèves impliqués

Rôle du 2e intervenant :
L’intervenant psychosocial (TES, TTS, psychoéducateur.trice) ou un membre de l’équipe de direction à qui l’on confie la situation

Dans les 24 à 48 heures suivant un acte d'intimidation ou de violence, les actions à mettre en œuvre sont :

  1. Recueillir l'information (évaluer et analyser la situation)
  2. Rencontrer la victime, le ou les auteur(s) et le ou les témoin(s)
  3. Assurer la sécurité de la victime
  4. Évaluer la situation afin de déterminer la nature de l'événement (violence, intimidation, violence à caractère sexuel)
  5. Informer la direction de l'évaluation de la situation
  6. Informer les parents de la situation (direction)
  7. Identifier les mesures de soutien ou d'encadrement à mettre en place
  8. Informer la personne déclarante que la situation est prise en charge
  9. Consigner la situation dans ÉVIO (Cette consignation doit se faire tout au long des étapes)

Mesures de soutien de l'élève victime Suivis réalisés pour s'assurer que la situation est réglée
Rencontrer l'élève victime d'intimidation et écouter sa demande. Possibilité de rencontrer la psychoéducatrice de son niveau pour du soutien. Aviser le parent ou le partenaire responsable parental pour l'aviser de la situation et des mesures prises par l'école pour mettre fin aux gestes d'intimidation et de violence. Aviser la T.S. de l'élève victime d'acte d'intimidation ou de violence. Possibilité d'aménager l'horaire des arrivées ou départs temporairement afin d'assurer la sécurité de l'élève lors de ses déplacements pour venir à l'école, si le parent ou le partenaire est d'accord. Suivi par la psychoéducatrice pour supporter l'élève victime d'acte d'intimidation ou de violence. Suivi à la direction du succès ou de l'échec des mesures prises au niveau de l'école. Dénonciation au T.S. qui assure un suivi auprès de la victime et aussi du T.S. qui assure le suivi de l'agresseur.

Mesures de soutien de l'élève témoin Suivis réalisés pour s'assurer que les témoins restent vigilants et se responsabilisent lors d'une situation
Rencontre avec l'agente sociocommunautaire pour le rassurer et l'informer de la démarche de dénonciation à la police. Aviser les parents ou le responsable ayant l'autorité parentale de la situation. Féliciter l'élève qui fait office de témoin pour son engagement social. L'informer de ce qu'il peut faire en cas de récidive à l'endroit de l'élève agressé ou à son endroit. Possibilité d'aménager l'horaire des arrivées ou départs temporairement afin d'assurer la sécurité de l'élève lors de ses déplacements pour venir à l'école, si le parent ou le partenaire est d'accord. Information deux fois par année des données par les psychoéducatrices dans les classes sur le projet A.G.I.S. Promotion de A.G.I.S. par la distribution de sacs de récompenses pour les élèves qui ont un bon comportement lors d'agression ou d'intimidation.

Mesures de soutien de l'élève auteur pour favoriser un changement de comportement
Rencontre avec l'agent sociocommunautaire pour l'informer des dangers quand on est agresseur. Intégrer l'élève au projet : intimidateur en encadrement de l'école Rencontre des parents de l'élève et leur proposer un soutien. Proposer un soutien avec un professionnel de la consultation. Possibilité d'aménager l'horaire des arrivées ou départs temporairement et à l'intérieur de l'école afin d'assurer la sécurité de l'élève victime lors de ses déplacements pour venir à l'école, si le parent ou le partenaire est d'accord.

Sanctions disciplinaires Suivis réalisés pour s'assurer que la situation est réglée

Selon l'analyse des circonstances, la gravité, la fréquence, l'intensité, la conséquence des actes de violence ou d'intimidation commis à l'endroit de la victime et le potentiel de récidive de l'auteur de l'agression, les sanctions disciplinaires seront graduées.

Toutes sanctions disciplinaires doivent s'accompagner de mesures de soutien. Ces mesures doivent permettre à l'élève de réparer son geste, de développer une culture de responsabilité, de développer son autocontrôle et son autonomie.

Exemples :

  • Perte de privilèges
  • Retrait d'une activité
  • Démarche de réparation
  • Réflexion personnelle et recherche de solutions
  • Contrat personnalisé d'engagement avec renforcements positifs
  • Mesures d'accompagnement, d'aide et de soutien
  • Suspension interne ou externe (seulement par la direction)
  • Autres

Violence à caractère sexuel

  • Dans le cas où il y aurait eu des accusations et des conditions de remise en liberté, la direction peut demander l'accès au jugement pour appliquer les mesures de protection imposées.
Suivi auprès de la victime pour vérifier si elle se sent en sécurité. Rencontre entre l'agresseur et la victime quand c'est possible.

Pour les violences à caractère sexuel (agression sexuelle, abus, sextage, harcèlement, etc.)
  1. Mesures de sécurité qui visent à contrer les violences à caractère sexuel

    Actions immédiates à prendre lorsqu'un acte de violence à caractère sexuel est constaté ou qu'un signalement est transmis à l'établissement par le protecteur régional de l'élève.

    Actions à prendre par l'adulte témoin ou à qui la situation est rapportée (1er intervenant)


    Actions à prendre par la personne responsable du suivi (2e intervenant)

    • Se référer aux Protocoles d'intervention: comportements sexualisés et violences sexuelles pour assurer les mesures de soutien ou d'encadrement à offrir à la victime, à l'auteur ou au témoin
    • Dans un contexte de partage d'images intimes, déployer la trousse SEXTO au secondaire ou la procédure sextage au primaire (s'il y a lieu)
    • Consigner la situation dans ÉVIO, dans une fiche Violence à caractère sexuel

  2. Activités de formation obligatoires
    • Activités de formation obligatoires pour tous les membres du personnel et incluant les membres de la direction
    • Activités de formation obligatoires pour toute personne appelée à œuvrer auprès des élèves mineurs et régulièrement en contact avec eux lors d'une prestation de services extrascolaires ou de la réalisation d’un projet pédagogique particulier

    Toutes les personnes ci-haut mentionnées doivent suivre la formation offerte par le MEQ intitulée : Le pouvoir d’agir des adultes œuvrant auprès d’élèves en matière d’intimidation et de violence, notamment les violences à caractère sexuel .

  3. Mesures de prévention