Plan de lutte 2022-2023

276 - École Marie-Anne

PLAN DE LUTTE POUR PRÉVENIR ET COMBATTRE L'INTIMIDATION
LA VIOLENCE À L'ÉCOLE

Conforme aux directives du MELS en vigueur dès 2014-2015






IDENTIFICATION DE L'ÉCOLE



















ANALYSE DE LA SITUATION (ACTES D'INTIMIDATION ET DE VIOLENCE)


Outil utilisé pour effectuer l'analyse de situation de l'école Date de la passation
QES 2013-02-01

Forces du milieu
Clientèle majoritairement adulte qui arrive avec un objectif scolaire bien précis. Roulement d'élèves d'une session à l'autre qui a pour effet de diluer les clans. Tutorat offert à chaque élève de l'école. Un enseignant assure le suivi des élèves qui lui sont attribués ce qui favorise le développement des liens et la communication. Approche bienveillante du personnel lors des interactions auprès des élèves. Élèves se confient facilement au personnel. Tous les intervenants sont facilement accessibles, disponibles et connaissent bien les élèves. Emphase mise sur la surveillance active et visible du personnel lors des transitions (accueil, pauses, diner, départ).

Vulnérabilité ou problématiques Cible
De plus en plus d'élèves proviennent des centres jeunesse ou des centres d'accueil pour jeunes contrevenants. Ils ont un réseau structuré et bien défini avec des contacts externes peu recommandables. Diminuer les incidents de violence et d'intimidation de 25% en une année. Nous avons relevé, en 2021-2022, moins d'une dizaine d'incidents entre septembre et juin.

Moyens d'évaluation de la cible Quand et Qui?
Journal de bord des cas de violence et d'intimidation, qui sera gardé par la direction adjointe attitrée au dossier. Fiches de signalement qui seront chiffrées et analysées par le comité plan de lutte et diffusées à l'ensemble du personnel. Les rencontres du comité plan de lutte permettra de réajuster et moduler nos interventions au besoin. Rencontres d'intégration (direction adjointe, c.o., t.e.s., psychoéducatrice, élève, parents (si pertinent), intervenant externe). Une rencontre du comité de plan de lutte en fin de la session 1 Une rencontre du comité de plan de lutte en fin de la session 2 Le comité du plan de lutte compile les résultats du journal de bord et en fait part aux membres du personnel de l'école.

Comportements attendus Moyens retenus: Prévention universelle Moyens retenus: Interventions ciblées
Que les élèves parviennent à développer les comportements attendus de non violence, donc le respect du code de vie et des autres à l'école surtout lors des transitions. Développer le sentiment d'empathie chez les élèves pour les aider à intégrer des valeurs pacifiques. Lors de la bonification de la rencontre d'intégration, nommer et expliciter à l'élève les comportements attendus. Capsules sur les cycles de la violence (enseignants, t.e.s, psychoéducatrices) Capsules éducatives en lien avec l'homophobie et la transphobie. Prévention et techniques d'intervention en situation de violence (intervenants et surveillants), suggestion de formation à suivre. Bonification de la surveillance sécuritaire lors des transitions, porter une attention particulière aux zones vulnérables à l'extérieur du bâtiment (stationnement, côté St-Laurent). Partenariat avec organismes externes (RAP jeunesse, policier communautaire) Sensibiliser davantage les élèves et les membre du personnel sur le rôle de témoin dans les situations de violence en d'intimidation. Diffuser le protocole d'intervention auprès du personnel. Diffuser dans le webdo-élève et dans les toilettes la démarche de signalement d'un acte de violence ou d'intimidation. Bonifier les rencontres d'intégration lors de l'inscription avec un premier triage des élèves provenant des écoles à vocation particulière (direction adjointe, psychoéducatrice, t.e.s., élèves/parents au besoin et intervenant externe). Vers la fin de la première étape, prévoir une rencontre bilan des élèves issus du processus d'intégration (au besoin, une deuxième rencontre aura lieu à la fin de la session). Structurer la réadmission des anciens élèves ayant eu un problème de violence non résolue. Collaboration accrue avec organismes externes (PIAMP, centres jeunesse). En fonction de l'intensité et de la gravité de la situation, s'assurer d'une communication étroite du personnel en vue d'échanger sur les éléments clés du dossier et des actions à prioriser. Planifier des rencontres régulière entre les intervenants pour assurer une cohésion d'intervention.

Mesures de collaboration avec les parents (Conformément aux directives ministérielles et favorisant la stratégie pro-parents de la CSDM)
Clientèle majoritairement adulte, mais jeunes adultes (18 - 21 ans). Rencontre avec les parents (si pertinent), les intervenants externes (délégués jeunesse, travailleur social) et avec les intervenants de l'école. Diffusion des attentes et des actions en lien avec le protocole d'intimidation lors de la journée d'accueil, répétée par les tuteurs et protocole diffusé dans l'agenda et sur le site Web. Parents des élèves mineurs contactés dans les 24 heures suivant la situation.


LE SIGNALEMENT D'UNE SITUATION

Voici les modalités pour effectuer un signalement concernant un acte d'intimidation ou de violence

Pour les élèves Pour les parents
Rencontre un membre du personnel pour lui signaler un acte d'intimidation ou de violence. Compléter le fiche de signalement d'événement d'intimidation ou d'acte de violence avec l'aide d'un membre du personnel de l'école. Les élèves peuvent aussi utiliser la boîte courriel dédiée à ce type de signalement. Appeler à l'école pour signaler un acte d'intimidation ou de violence. Appel transféré à la t.e.s. ou à la psychoéducatrice pour prendre les informations. Possibilité d'écrire un courriel à l'adresse électronique de l'école.

Pour les membres du personnel et les partenaires
Remplir le fiche de signalement d'événement d'intimidation ou d'acte de violence et le remettre à la direction adjointe concernée. En discuter avec la direction adjointe concernée ou avec la t.e.s. ou la psychoéducatrice.

L'école assure la confidentialité de tous les signalements reçus concernant un acte d'intimidation ou de violence. Voici les mesures mises en place dans l'école :

Les élèves victimes ou témoins, de même que leur famille, hésitent parfois à dénoncer par crainte des représailles. C'est pourquoi l'école assure la confidentialité de tous les signalements reçus. Voici les mesures en place dans notre école :

* Les noms de ceux qui sont venus dénoncer les actes ne seront pas divulgués aux élèves impliqués ou aux familles.

* L'échange d'information reste nécessaire pour agir efficacement et assurer la sécurité des élèves dans les différents lieux de l'école. Deux balises permettent de cerner l'absolue nécessité d'échanger une information concernant un élève :

  1. Lorsque cette information compromet le développement ou la sécurité de l'élève.
  2. Lorsque l'ignorance de cette information par l'un ou l'autre des intervenants peut causer préjudice à l'élève.

* Toutes les démarches entreprises seront faites avec discrétion et les situations ne seront jamais discutées devant des personnes qui ne sont pas concernées par la situation signalée.

La direction de l'école qui est saisie d'un signalement concernant un acte d'intimidation ou de violence doit, après avoir considéré l'intérêt des élèves directement impliqués, communiquer promptement avec leurs parents afin de les informer des mesures prévues dans ce présent plan de lutte contre l'intimidation et la violence.

Toutes les manifestations de violence et d'intimidation seront prises au sérieux.



LE PROTOCOLE D'INTERVENTION POUR LES GESTES D'INTIMIDATION ET DE VIOLENCE


Les Actions qui doivent être prises lorsqu'un acte d'intimidation est constaté lorsqu'un acte d'intimidation ou de violence est constaté
Arrêter la situation. - Nommer "code blanc" au radio émetteur-récepteur ou à l'intercom - Séparer l’auteur de la victime. - Disperser la foule - Signaler la situation selon les modalités prévues. - Mettre en place des mesures de sécurité temporaire pour assurer la sécurité immédiate des personnes impliquées Les 2e intervenants appliqueront les mesures de soutien à la victime, aux témoins et à l'agresseur. **Tout ce qui touche les problématiques en lien les violences sexuelles, nous nous référons au document intitulé "Intervenir sur les comportements sexualisés à l'école" de la CSDM.

Mesures de soutien de l'élève victime Suivis réalisés pour s'assurer que la situation est réglée
Rassurer l’élève - Renforcer le comportement de dénonciation - Accompagner l'élève dans la suite du processus - Évaluer l’impact de la situation pour la victime et référer au besoin à des organismes externes (ex: CAVAC) - Définir des stratégies pour éviter ou réagir aux situations - Établir un plan de sécurité - Communiquer avec les parents si besoin Soutien régulier avec un intervenant (au jour le jour ou à la semaine) Avec l'approbation du jeune, aviser ses enseignants afin de mettre en place un filet de sécurité autour de l'élève. Au besoin, référer et accompagner l'élève vers une ressource externe.

Mesures de soutien de l'élève témoin Suivis réalisés pour s'assurer que les témoins restent vigilants et se responsabilisent lors d'une situation
Reconnaître l’incident et rassurer l’élève - Renforcer le comportement de dénonciation - Évaluer l’impact sur le climat du groupe, du niveau ou de l’école - Sensibiliser au pouvoir d’action des témoins - Évaluer la pertinence de réaliser une intervention spécifique auprès des élèves (groupe, niveau, école) Soutien régulier avec un intervenant (au jour le jour ou à la semaine) Valider si son sentiment de sécurité est affecté. Au besoin, référer et accompagner l'élève vers une ressource externe.

Mesures de soutien de l'élève auteur pour favoriser un changement de comportement
- Reconnaître l’incident (amorcer la réflexion sur l’utilisation du/des geste(s)) - Informer l'élève des conséquences légales du geste de violence et rencontre avec le policier sociocommunautaire au besoin. - Intervention spécifique en fonction de la situation pour amener l'élève à développer son sentiment d'empathie et à reconnaître la responsabilité du geste posé. - Intensifier au besoin les stratégies de prévention ciblées par l’école - Renforcer les progrès de l’élève - Réitérer les attentes - Au besoin, communiquer avec les parents et les intervenants externes.

Sanctions disciplinaires Suivis réalisés pour s'assurer que la situation est réglée
Selon l’analyse des circonstances, la gravité, la fréquence, l’intensité, la conséquence des actes de violence ou d’intimidation commis à l’endroit de la victime et le potentiel de récidive de l’auteur de l’agression, les sanctions disciplinaires seront graduées. Actions possibles: Soutien et accompagnement, suspension externe et analyse de dossier. Suite à l'analyse du dossier, possibilités de retour à l'école avec des mesures obligatoires ou fermeture du dossier et référence vers un autre milieu d'éducation plus adapté aux besoins. Soutien obligatoire avec un intervenant de l'école où les attentes sont nommées clairement. Renforcement des bons comportements. Mise automatique en admission conditionnelle et rencontres fixes et obligatoires avec la direction adjointe. Communication étroite avec les intervenants externes et les parents si justifiée.